Ponencias
Sénégal: Discours dAbdoulaye Wade à la 64e Assemblée générale de lONU
Autores corporativos:
Red Voltaire (canal)

Autores personales:
Wade, Abdoulaye (Autor/a)

Descripción
Lugar:
Nueva York (Estados Unidos)
Fecha:
24 de Septiembre de 2009
Entradilla:
Nous voici, une nouvelle fois, réunis ; mais cette fois, à un moment où lhumanité affronte de nombreux problèmes, aussi difficiles les uns que les autres, comme sils sétaient donné rendez-vous : crise agricole, crise économique et financière, péril environnemental, maladies mortelle tenaces.
Introducción/Descripción:
Monsieur le Président de lAssemblée Générale;
Mesdames, Messieurs les Chefs dEtat et de Gouvernement;
Mesdames, Messieurs les Ministres;
Mesdames, Messieurs les Chefs de Délégation;
Monsieur le Secrétaire Général;
Mesdames, Messieurs.

Nous voici, une nouvelle fois, réunis ; mais cette fois, à un moment où lhumanité affronte de nombreux problèmes, aussi difficiles les uns que les autres, comme sils sétaient donné rendez-vous : crise agricole, crise économique et financière, péril environnemental, maladies mortelle tenaces.

De toute façon, nous sommes condamnés à nous en sortir. Il ny a pas dautre choix. Nous devons et nous pouvons réussir. Les multiples concertations autour de ces problèmes, à tous les niveaux, montrent que nous sommes de plus en plus conscients des dangers pour nous et les générations futures.

Croyant fondamentalement au génie de lhomme, à sa capacité dimagination et de créativité pour sortir des situations les plus difficiles, je suis à la fois optimiste et conscient du prix quil faudra payer.

Cest à cela que nous sommes mobilisés ici et ailleurs ; la seule question étant de savoir comment coordonner les multiples actions pour accélérer le processus de sauvetage.

Mais, avant daller plus loin, je souhaite féliciter très chaleureusement le Dr Ali Abdussalam Al TREKI qui a la charge de guider les travaux de cette 64e Session de lAssemblée générale.

Vous connaissant de longue date, Monsieur le Président, le Sénégal se réjouit de votre nomination et exprime sa confiance en vos qualités humaines et professionnelles pour mener à bien votre mission.

Je rends hommage au Père Miguel dEscoto BROCKMAN, Président de la 63e Session, pour sa contribution aux efforts de revitalisation de lAssemblée générale. Son engagement et son dynamisme sont connus. Jai admiré son intelligence, sa vivacité desprit et la délicatesse dont il fait montre dans ses relations.

Au Secrétaire général Ban KI-MOON le Sénégal renouvelle son soutien dans sa tache bien délicate, face aux questions nombreuses et urgentes qui interpellent lOrganisation.

Cette 64e Session de lAssemblée générale souvre donc dans une tourmente multiforme. La crise financière et économique, qui par son ampleur, a surpris plus dun, révèle surtout limpasse de la pensée économique contemporaine.

En mettant en lumière linsuffisance de nos capacités danalyse et de prévision, elle invite surtout à un exercice partagé des responsabilités, à la fois dans la gestion de ses effets immédiats et la recherche de réponses à long terme.

Pour les solutions, gardons-nous alors de répéter les mêmes erreurs didées reçues et de solutions toutes faites. Quil sagisse de lenvironnement, de la gouvernance politique et économique ou du développement, le monde ne peut saffranchir dune nouvelle manière de penser et dagir et, en conséquence, de limpératif de modification de nos attitudes.

Ayant moi-même plaidé, souvent avec insistance, pour une participation pleine et entière de lAfrique dans la réflexion sur la gouvernance mondiale, je me réjouis de lélargissement progressif du cadre de concertation du G8 et du G20.

Je regrette seulement que ma proposition de mise en place dun Shadow G20 composé des meilleurs experts du monde mais ouvert à tous ceux qui sont porteurs didées, ne soit pas réalisée.

A lévidence, les Chefs dEtat, désignés par leurs peuples sur la base de critères politiques, ne sauraient, comme par miracle, se transformer en savants polyvalents universels. Ils doivent sen tenir à un rôle politique, voire stratégique et sappuyer sur la compétence des experts.

Cest par un dialogue ouvert à tous que nous pourrons saisir la diversité de nos situations respectives et apporter de vraies réponses aux vrais problèmes.

Il est donc tout indiqué que le thème de cette 64e Session porte sur « Les réponses efficaces aux crises mondiales : renforcement du multilatéralisme et du dialogue entre les civilisations, en faveur de la paix internationale, de la sécurité et du développement ».

Les défis actuels, à la fois complexes et planétaires, appellent forcément des solutions novatrices et concertées si nous devons réussir.

Cela est particulièrement vrai pour les problèmes liés à lagriculture et à la sécurité alimentaire.

La réalisation, à léchéance convenue, de lobjectif premier du Millénaire pour le Développement, visant à réduire de moitié, dici 2015, le nombre de personnes souffrant de la faim, nous engage à mettre en oeuvre une autre approche de la coopération internationale ; une approche fondée sur le soutien à lagriculture, en lieu et place de lassistance alimentaire qui ne devrait répondre que de manière ponctuelle à des circonstances exceptionnelles.

Le développement de lagriculture pour une sécurité alimentaire durable en Afrique passe nécessairement par la maîtrise de leau, la disponibilité des équipements, laccès des producteurs aux intrants et une bonne organisation des filières de production, de stockage, de transformation et de commercialisation des produits agricoles.

Cest pourquoi le Sénégal souhaite que ces questions essentielles, et dautres, comme la régulation des marchés agricoles et la recherche scientifique pour accroître la productivité, figurent en bonne place dans lagenda du Forum agricole des Régions du Monde prévu à Dakar en Janvier 2010, et du Partenariat mondial pour lagriculture et la sécurité alimentaire proposé par le G8.

Au demeurant, si les conditions sont réunies, il ny a aucune raison pour que lAfrique ne puisse assurer, par elle-même, sa propre sécurité alimentaire.

Mieux, ses énormes ressources foncières et hydriques prédisposent le Continent à devenir le grenier du monde.

Mais nous devons, pour ce faire, éviter le piège vicieux de la cession des terres à des étrangers qui arrivent avec des millions de dollars. Le G8 sen est inquiété, à juste titre, lors de son dernier Sommet en Italie.

Selon des estimations récentes, entre 15 et 20 millions dhectares ont fait lobjet de tractations financières depuis trois ans, surtout en Afrique. Nous, Africains, devons avoir pour vocation de devenir des fermiers sur nos propres terres et non des ouvriers agricoles pour planteurs étrangers détenteurs du capital.

Le Sénégal, comme je lai indiqué à plusieurs reprises, ne saurait, en ce qui le concerne, se résoudre à cette pratique qui, sans aucun doute, videra, à terme, nos campagnes pour créer de nouveaux pauvres qui, par millions, viendront grossir les bidonvilles et la masse des candidats à lémigration clandestine.

Par contre, tirant parti de nos complémentarités, nous, du Nord et du Sud, pouvons promouvoir un partenariat gagnant-gagnant où investisseurs et communautés de base sassocient pour mettre en valeur la terre africaine sans dépossession.

Le Sénégal a réussi, en un temps record, à donner une réponse positive à la crise alimentaire, avec, pour la deuxième année consécutive, la Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et lAbondance (GOANA) qui nous vaut dexcellents résultats.

Nous comptons renforcer cette option dautosuffisance alimentaire avec la syndicalisation des producteurs ruraux, selon le modèle du Québec.

Dans ce sens, nous mettons actuellement en place une « Banque verte », banque des agriculteurs, des pêcheurs et des éleveurs, qui sera un instrument dappui au financement de ces filières. Il sagit là dune audacieuse innovation, une Révolution verte que nous voulons réussir.

Au plan global, je pense quau delà de ses effets indésirables, la crise actuelle a un côté positif en ce sens quelle stimule lesprit de créativité, dinitiative et de combativité. Si le Secrétaire Général navait pas lancé son appel pathétique de Rome il y a deux ans, je naurais peut être pas eu de défi de cette dimension à relever en imaginant la GOANA.

Et parce quil y va du sort de nos peuples, nous avons la responsabilité première de réaliser, par nous-mêmes, les conditions dun avenir meilleur.

Il reste que les efforts internes resteront toujours vains sans un environnement international assaini, débarrassé des pratiques spéculatives de léconomie virtuelle et des traitements asymétriques injustes (subventions et autres pratiques inéquitables).

Dans ce contexte, les pays africains non producteurs de pétrole continuent de subir de plein fouet les contrecoups de la hausse des prix du pétrole à la faveur de pratiques spéculatives, sur lesquelles nous navons aucune prise parce que relevant de lOligopole du pétrole.

Des économies comme les nôtres, qui, jusque là, affichaient un taux de croissance moyen de plus de 5%, se retrouvent ainsi brutalement fragilisées par une inflation importée.

Cest pourquoi le Sénégal appuie et encourage le dialogue entre producteurs et consommateurs lancé au sein du Forum international de lénergie pour une meilleure transparence du marché du pétrole et la prise de mesures effectives contre les pratiques spéculatives qui ruinent les économies des pays importateurs.

Pour ma part, en application de la « Wade formula », jai proposé un Fonds de lutte contre la pauvreté alimenté par des contributions volontaires des pays africains producteurs et des compagnies pétrolières travaillant en Afrique, au nom du principe de la responsabilité sociale. Ce fonds pourrait être géré paritairement ou confié à la Banque Mondiale.

Dans ce même ordre didées, je me félicite de lextension de la Facilité de protection contre les chocs exogènes aux pays bénéficiant de lInstrument de soutien à la politique économique.

Mesdames et Messieurs,
La Session spéciale sur les changements climatiques confirme un constat largement partagé : si nous ne changeons pas nos modes de production et de consommation, cest lavenir même de lHumanité qui sera en péril.

Mais nous devons admettre que nous navons pas agi suffisamment pour inverser les tendances négatives.

La nature nous fait subir au quotidien les conséquences néfastes de nos propres agressions contre elle sous les formes les plus diverses : inondations, sécheresses cycliques, désertification, érosion côtière, autant de dérèglements qui préfigurent des phénomènes encore plus dévastateurs. Il y a donc urgence dun consensus international pour sauver la planète.

Pour la survie de tous, chacun doit faire leffort dun comportement plus respectueux de lenvironnement, pour une société plus sobre en émissions de gaz à effets de serre.

Et puisque selon lheureuse expression du Secrétaire général, « nous nous trouvons maintenant au seuil dun autre âge, celui de léconomie verte » ayons le courage de le franchir pour nous mêmes et les générations futures.

LAfrique, en ce qui la concerne, veut assumer sa part de responsabilité dans ce renouveau écologique nécessaire.

Cest le sens du projet de « la Grande Muraille Verte », de Dakar à Djibouti, commun à tous les pays traversés, soit 7000 km de long sur 15 km de large, et que le Sénégal a la responsabilité de coordonner.

Avec laide dexperts venant du monde entier, nous avons pu sélectionner des plantes adaptées aux conditions climatiques assez arides de la zone sahélo saharienne.

En même temps, nous avons décidé daménager tout au long de cette Muraille des bassins de rétention deau de pluie selon un modèle que nous avons réalisé au Sénégal avec environ 250 basins.

Les pays africains impliqués dans la construction de la GMV se chargent chacun, de la mise en oeuvre au plan local par une Agence Nationale.

A léchelle continentale, les agences nationales sont coordonnées par une Agence Panafricaine de la GMV adossée sur lUnion Africaine. Je souhaite que lONU sassocie à ce projet qui contribue à la sauvegarde de lenvironnement mondial avec la mobilisation de soldats « anti désert » sur le même style que les soldats au service de la paix.

Je voudrais saluer ici la participation de jeunes ivoiriens, garçons et filles, qui nétaient pas directement concernés par la désertification, mais qui ont participé spontanément à la réalisation de la GMV, à côté de leurs camarades sénégalais.

Ces jeunes, par delà les frontières artificielles créées par la colonisation, sont en train de se déterminer eux-mêmes pour sapproprier le combat pour lavenir de lAfrique.

Cette expérience pourrait être le prélude à la création dun large mouvement « Jeunesse sans frontières » regroupant les jeunes africains.

Tous les messages pourraient passer par eux, notamment la lutte contre le SIDA, le mariage précoce et lexcision. En attendant laide extérieure, le Sénégal a déjà construit près de 525 km de la GMV. Le projet est également en cours au Mali et le Tchad suivra bientôt.

Par la restauration progressive de lécosystème sahélo saharien, la Grande Muraille Verte contribuera, par la séquestration des gaz à effet de serre, à la lutte mondiale contre le réchauffement de la planète
Je remercie lUnion Européenne pour le soutien quelle nous annoncé. Je salue linitiative du Président Sarkozy qui a consisté à envoyer sur ce front, le seul qui vaille, des soldats pour planter des arbres et construire des bassins de rétention.

Je souhaite que cette initiative puisse inspirer dautres pays qui ont les moyens humains et matériels dappuyer le projet de la GMV. Face à la gravité de la situation, le péril environnemental devrait, à mon sens, être considéré comme une menace à la paix et à la sécurité internationales.

Sil en est ainsi, pourquoi alors ne pas assigner de nouvelles missions internationales pour les armées nationales ?

A linstar des Opérations de Maintien de la Paix, le Sénégal propose la création dun mécanisme dOpérations de Sauvegarde (ou de restauration) de lEnvironnement sur une base volontaire dengagement des armées selon des modalités à convenir.

Dans le cadre dactivités civilo-militaires, les pays qui le souhaitent pourraient ainsi mobiliser des contingents pour une durée déterminée, afin daider à la réalisation de projets environnementaux comme la Grande Muraille Verte, lédification du « Mur de lAtlantique » contre lérosion côtière.

Au Sénégal, nous réalisons en bordure de mer un mur en béton armé de 3 à mètres de profondeur et 40 cm de large, assis sur le socle imperméable pour arrêter lérosion marine qui menace demporter plusieurs pays dAfrique. Efficacité garantie. Inconvénient : le coût élevé (1,5 million de dollars le km).

De Casablanca à Cotonou, soit environ 5 000km de côtes sensibles, le coût total serait denviron de 7,5 milliards de dollars. Il paraît que si lHumanité sarrêtait seulement pendant trois mois de fabriquer des armes qui tuent et daffecter les sommes correspondantes à lopération « Mur de lAtlantique », le danger serait quasi - définitivement écarté pour cette partie de lAfrique.

Mesdames et Messieurs,
Depuis maintenant 16 ans, la réforme du Conseil de Sécurité occupe une place importante de notre ordre du jour.

Il est paradoxal quune Organisation universaliste par sa vocation, reste toujours verrouillée, 64 ans après sa naissance, par la nature élitiste de sa principale instance de décision.

Le Président Kadhafi a résumé notre position.

LAfrique étant le seul continent absent dans la catégorie des membres permanents alors quelle occupe 70% des travaux du Conseil, il convient de réparer cette injustice historique en lui allouant hic et nunc, en dehors même de la réforme générale, un siège avec droit de veto qui pourrait être occupé par le Président en exercice de lUnion Africaine.

Faisons en sorte que la présente Session soit celle du dénouement pour la réforme du Conseil, afin de concentrer nos efforts sur dautres urgences.

Et au nombre de ces urgences, figure encore et malheureusement, la tragique situation au Moyen-Orient.

Tout comme il reconnaît au peuple israélien le droit de vivre en paix, à lintérieur de frontières sûres et internationalement reconnues, le Sénégal soutient fermement les justes et légitimes revendications du peuple palestinien pour un Etat viable, libre et indépendant.

Ces revendications sont une exigence moralement fondée et conforme au droit des peuples à disposer deux-mêmes.

Le Sénégal rejette la violence sous toutes ses formes.

La poursuite par Israël des activités illégales sur le territoire palestinien est contreproductive.

Les colonies de peuplement, les expropriations et le bouclage des territoires, constituent un obstacle sérieux au processus de négociation et retardent la perspective dune ère de paix pour tous les peuples de la sous région.

Le Sénégal soutient la vision de deux Etats, israélien et palestinien, telle que rappelée ici hier par le Président Barack Obama.

Sagissant de la situation en Afrique, le Sénégal se réjouit des avancées significatives dans le règlement pacifique des différends et le processus dintégration pour la constitution des Etats-Unis dAfrique.

Le parachèvement de lunité africaine offre la seule réponse crédible aux défis que nous imposent la mondialisation, la construction des grands ensembles et la redéfinition des règles de la gouvernance mondiale.

Cest aussi une condition essentielle à linstauration dune paix et dune stabilité durables sur le Continent.

Et cest sur la foi de cet idéal de paix que le Sénégal continue de sinvestir dans le règlement pacifique des différends en Afrique.

A ce titre, je me réjouis de la normalisation de la situation en République soeur de Mauritanie suite à lAccord de Dakar de juin 2009.

Cet Accord a été conclu, il faut le rappeler, grâce au soutien du Groupe de contact international durant tout le processus de négociation.

Aux uns et aux autres, je renouvelle mes félicitations et mes remerciements.

En République soeur de Guinée Bissau, je salue le retour progressif de la stabilité après les élections présidentielles reconnues et acceptées par tous comme libres et transparentes.

En tant que voisin, le Sénégal réitère son appel pour la tenue dune Conférence des bailleurs pour appuyer les efforts courageux de stabilisation et de développement du peuple bissau guinéen.

Par contre la situation de la République de Guinée me semble plus préoccupante. Ce pays mérite toute notre attention car il peut, dun moment à lautre, basculer dans la violence.

Mme Elen Sirleaf Johnson, Président du Libéria et moi, en notre qualité de voisins de bonne volonté, avons été à Conakry il y a juste deux semaines.

Jen ai fait rapport à lUnion africaine en insistant sur la nécessité dune présence constante sur place et dun dialogue avec toutes les parties prenantes, y compris les militaires.

Cest le seul moyen à mon sens daider au retour de lordre constitutionnel.

Mesdames et Messieurs,
Lidéal de paix, raison dêtre principale de notre Organisation, reste encore sérieusement menacé par des extrémismes de tous bords, nourris et entretenus par lignorance, la méfiance et la manipulation du fait religieux.

Le besoin de dialogue entre les cultures et les civilisations nen est que plus urgent.

Le défi aujourdhui, en particulier pour les trois religions révélées qui partagent le même Dieu, est de bâtir, sur ce socle monothéiste commun, un pont de fraternité qui nous rapproche pour que nous apprenions à nouveau à vivre ensemble, par le partage de nos valeurs communes et le respect de nos différences.

En ma qualité de Président en exercice de lOCI, je redis une fois de plus lattachement de la Oummah islamique au dialogue pour la compréhension mutuelle et la coexistence pacifique des peuples.

II en est ainsi parce que dans sa lettre et son esprit, lIslam se veut une religion du juste milieu qui enseigne, en toute chose, le savoir, la modération, le sens de la mesure et le respect de la liberté de culte.

Convenons alors, de part et dautre, dun effort dapprentissage pour mieux nous comprendre, vaincre la méfiance et combattre les idées obscurantistes, source de tensions et daffrontements.

Une humanité paisible au 21e siècle sera celle où tous les peuples jouiront dune égale dignité dexistence.

Cest dans cet esprit que le Sénégal abritera du 1er au 15 novembre 2010 le Troisième Festival Mondial des Arts Nègres.

Ce rendez vous artistique et intellectuel, dont le Brésil est linvité dhonneur, donnera loccasion, pour lAfrique et sa Diaspora, de célébrer les valeurs de culture et de civilisation du monde noir.

Cest pour nous une manière de lutter contre les préjugés qui hantent encore certains esprits malicieux et alimentent le renouveau des thèses révisionnistes.

LAfrique est prête à relever les défis du 21e siècle dans un esprit douverture et de dialogue avec tous les peuples, pour un monde de paix et de fraternité humaine.

Je vous remercie de votre aimable attention.
Abdoulaye Wade.

Abdoulaye Wade est président de la République du Sénégal.
URL:
http://www.voltairenet.org/article162287.html#article162287
Publicado en:
Gloobalhoy nº20 ; Voltairenet.org
Secciones GloobalHoy:
100- En-antena
Clasificación
Escenarios:
Internacional
Descriptores:
Cambio climático ; Relaciones internacionales ; Relaciones Norte-Sur ; Soberanía alimentaria ; VIH/SIDA
Regiones:
África
Países:
Senegal
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